Des coupures électriques intempestives menacent les examens de fin de semestre à l’Université de Dschang

Les coupures fréquentes et brusques d’électricité mettent en difficulté les étudiants de l’Université de Dschang à la veille des examens de fin de semestre.

Les interruptions intempestives d’électricité entravent la bonne préparation des examens de fin de premier semestre à l’Université de Dschang. A l’approche des épreuves prévues du 13 au 27 février, étudiants, enseignants et encadreurs voient leurs activités ralentir eu rythme de ce que la population de Dschang a fini par qualifier de « clignotants de la SONEL ». Les dommages subis vont de l’impossibilité d’effectuer les photocopies des bords à l’inaccessibilité d’Internet. Beaucoup d’étudiants se sont retrouvés, ces dernières semaines, à justifier leur paresse par les black-out incessants de la compagnie nationale d’énergie électrique. Contrairement aux métropoles de Douala ou Yaoundé où les coupures sont généralement averties, Dschang connaît en moyenne une dizaine de coupure par jour. La durée varie de quelques secondes à plusieurs heures. La communauté estudiantine dit également subir des pertes matérielles dues à l’endommagement des appareils électriques, surtout des ordinateurs. De source administrative, une réunion a été, récemment, convoquée par le sous-préfet pour essayer de mettre fin à ces dérapages qui risquent, sur le long terme, pousser la population à des manifestations violentes à l’image de celle de septembre 2007 qui secoua la ville d’Abong-Mbang au terme de 4 mois de coupure ininterrompue. La réunion n’a apparemment rien résolu, puisque la grogne devient de plus en plus perceptible au fil de l’aggravation de la situation.

Crise durable
Il faut dire que dans la ville universitaire de Dschang, le rythme des aléas de AES-SONEL s’est fait de plus en plus dense à partir de septembre 2006. Les populations donnent l’air de s’y être résignées. En démontre la vulgarisation des groupes électrogènes dans certains carrefours, dans des domiciles et dans les principaux cyber café de la place. On a, toutefois, rarement assisté à des coupures d’une fréquence comparable à celle que vivent les populations depuis décembre 2008. L’équilibre énergétique tant médiatisé n’est dès lors qu’une illusion pour elles. Elles n’ont pas encore, et c’est très symbolique, digéré les coupures répétées leur ayant fait rater le moment clé de l’investiture de Barack Obama. Il est temps, clament les étudiants, que Brian Rich, DG d’AES SONEL, s’investisse afin de réduire les incongruités provoquées par les couacs de sa compagnie. La crise menace de s’installer durablement si rien n’y est fait.