Face à l’attaque des militaires équato-guinéens, le gouvernement camerounais ne saurait demeurer timide. Il temps de réagir, par la voie diplomatique d’abord, et militaire si nécessaire.

Un camerounais tué et deux autres enlevés hier, 16 décembre, par des éléments de l’armée équo-guinnéenne. Un incident outrageant qui vient s’ajouter à la dégradation générale de la sécurité au Cameroun. Il y a, dans cet acte incompréhensible, non seulement une violation des frontières camerounaise, mais aussi une humiliation grave du peuple camerounais. Habituellement, c’est en territoire équato-guinéen que les camerounais, régulièrement ou irrégulièrement présents sur ce nouvel eldorado, subissent la haine généralement sanglante du peuple équato-guinéen. On se souvient des maints pillages et expulsions massives qui, jusqu’ici, sont restés impunis. La nouveauté donc, c’est que c’est sur leur propre territoire que les citoyens camerounais sont dénichés et honteusement assassinés. Comme quoi, les équato-guinéens se sont tellement arrogés le droit de brutaliser les citoyens camerounais qu’ils n’hésitent pas à briser le droit de non-ingérence pour souiller nos terres et heurter la souveraineté de la Nation. A notre connaissance, il n’existe aucun accord bilatéral autorisant l’armée équato-guinéenne à franchir les frontières du Cameroun pour traquer sans ménagement ses habitants, qu’ils soient coupables ou non d’infraction sur le territoire voisin. On peut parler, pour justifier cet acte, de bavure, mais ce qui devient de plus en plus avéré, c’est que le Guinée équatoriale s’octroie de plus en plus une supériorité psychologique sur le Cameroun, pourtant nettement plus peuplé et plus militairement assis.

En finir avec l’indifférence

Ça devient insupportable. Le gouvernement, a moins de se déclarer incapable à assumer la sécurité du peuple et l’inviolabilité de nos frontières, est sommé, par cette nouvelle gaffe de nos voisins et frères équato-guinéens, à engager des discussions franches avec les autorités de Malabo. A défaut d’une résolution amicale comme celle de la rétrocession de Bakassi au Cameroun, rien n’exclut l’usage de la force pour rappeler Malabo à l’ordre. Des avertissements clairs devraient, normalement, être envoyés dans les plus brefs délais aux autorités de Malabo, et la coopération au plus haut niveau, renforcée. Faute de cela, une prochaine attaque sonnerait comme une déclaration de guerre pure et simple.

                                                                 Peace and prosperity between nations all over the world.