La journée mondiale des handicapés célébrée aujourd’hui 03 décembre nous invite à jeter un regard revendicateur quand au statut et la protection sociale de nos frères et sœurs handicapés.

Il y a Lieu de se demander, en cette journée où nous célébrons la 17ième journée mondiale des handicapés, si le Cameroun dispose d’un véritable système de protection sociale. On a vu, le dimanche 30 novembre, nos frères handicapés étaler leurs savoir faire et leurs griefs contre la société. En matière de savoir-faire, le déploiement de cette couche sociale est impressionnant, puisqu’ils s’attaquent à toutes les activités que leur permet leur handicap. On a pu ainsi noter le dynamisme de l’Association des Femmes Handicapées de douala 1er qui se sont illustrées par leurs talents dans le métier du tissage, des tresses et la fabrication d’amidon et autres yaourts.

            En matière de doléances, elles étaient inépuisables. De l’indifférence de la société au peu d’attention des autorités, les problèmes auxquels font face les handicapés au Cameroun ont de quoi indigner. Et pour cause, un système de protection sociale mal défini et superficiel, de même que la désinvolture généralisée du gouvernement. Pourtant, les valeurs traditionnelles africaines sont à l’exact opposé de telles attitudes. Bon, le choc des cultures nous a véritablement désorientés ! Mondialisation équivaut, on s’en rend subrepticement compte, à un individualisme à outrance mal calqué sur le modèle occidental. Car même en Occident, on a une protection juridique solide des handicapés, avec, en Allemagne, des aides sociales importantes pour ces derniers.

            L’article 17 de

la Convention

sur les Droits des Personnes Défavorisées exige à tous les Etats de protéger  «the integrity of the person, every person with disabilities has a right to respect for his or her physical and mental integrity on an equal basis with others. » Cette législation Internationale, couplée d’une charpente culturelle profondément solidaire, devraient susciter un regain de compassion capable de corriger le regard porté sur les handicapés par la société camerounaise en général et les autorités en place en particulier.

                                                           Vivement plus de justice et d’égalité !