C’est un précédent. La majorité parlementaire a, au cours d’une réunion tenue le 17 novembre au palais des Congrès de Yaoundé, exigé des comptes du gouvernement sur la gestion du budget de la défense et la montée de l’insécurité dans le pays. Comment expliquer que le budget du ministère augmente chaque année alors que l’insécurité demeure toujours croissante ? Se sont-ils interrogés. Les députés du parti au pouvoir ont, logiquement, dénoncé l’inefficacité de nos forces de défense dans leur combat contre le grand banditisme, les prises d’otages et les braquages spectaculaires perpétrés sur la territoire national ces derniers mois. Il est à signaler que le projet de loi de finances pour le prochain exercice budgétaire prévoit une augmentation du budget de la défense qui passe à 162 milliards de Fcfa.

Sortir de l’immobilisme partisan

Le RDPC serait-il entrain de s’écarter du sentier de la tradition consistant à toujours se féliciter des actions entreprises par le gouvernement, même lorsque celles-ci s’avèrent stériles ? On n’en est pas sûr. Ce qui est par contre avéré, c’est le pas significatif franchi par l’équipe à Ndongo Essomba. Indexer le gouvernement sur ses défaillances et de façon aussi directe est à encourager. Faudrait que les députés s’engagent encore plus dans le contrôle de l’action gouvernementale. La vitalité de notre démocratie en dépend.

Savoir proposer

Les membres de la majorité parlementaires dépasser la simple indexation pour se lancer dans la voie de la proposition. En d’autres termes, il y a lieu pour tous les acteurs politiques de

la Nation

d’apporter leur contribution à l’amélioration de la gestion de nos forces de sécurité et de défense. Sur ce point, les suggestions apportées par Pierre Mila ASSOUTE, président du nouveau parti d’opposition RDMC le 12 novembre sont à féliciter (Visiter le site www.cameroun21.com). Il s’est notamment illustré par des propositions claires et précises pour le toilettage de nos forces de sécurité et de défenses, contrairement aux généralités dont s’est contenté Adamou Ndam Njoya, président de l’UDC, dans une conférence de presse en la date du 13 novembre.

                        Together, all becomes possible. Security concerns all of us, in a fatherland belonging to us.

                                                                                                                           May God forgive us.